Comment développer en Angular ?

Installation

Pour commencer un nouveau projet Angular, il vous faudra installer le CLI Angular. Pour installer le CLI Angular, il vous faudra installer NodeJS avec les options par défaut. Une fois NodeJS installé, ouvrez un invit de commande Windows puis tapez la ligne suivante pour installer le CLI Angular :

npm install -g @angular/cli

Une fois l’installation terminée, vous pouvez à présent accéder au CLI Angular en commençant vos commandes par ng.

A présent, placez vous dans le dossier dans lequel vous souhaitez installer votre nouveau projet Angular à l’aide des commandes cd, ls et dir. Ensuite, tapez la commande suivante pour créer un nouveau projet Angular où {Nom de votre projet} est le nom que vous donnerai à votre projet :

ng new {Nom de votre projet}

Une fois l’installation terminée, utilisez la commande cd pour entrer dans le répertoire d’installation du projet Angular :

cd {Nom de votre projet}

Vous pouvez à présent lancer l’application Angular :

ng serve -o

L’option -o permet d’ouvrir votre navigateur par défaut à l’URL  http://localhost:4200 pour afficher votre application Angular. Vous devriez obtenir la page suivante :

Databinding

Interpolation

L’interpolation permet d’afficher la valeur d’une variable typescript sur une interface.

Exemple : affichage du prénom

import {Component, OnInit} from '@angular/core';

@Component({
  selector: 'app-component',
  templateUrl: './component.html',
  styleUrls: ['./component.scss']
})
export class Component implements OnInit {

  prenom: string;

  ngOnInit() {
    this.prenom = "Lucas";
  }
}
<p>Bienvenue {{prenom}}</p>

Property binding

Le property binding permet de modifier les propriétés d’un élément d’une interface.

Exemple : activer ou désactiver un bouton

import {Component, OnInit} from '@angular/core';

@Component({
  selector: 'app-component',
  templateUrl: './component.html',
  styleUrls: ['./component.scss']
})
export class Component implements OnInit {

  autoriserInscription: boolean;

  ngOnInit() {
    this.autoriserInscription = false;
  }
}
<button [disabled]="autoriserInscription">

Event binding

L’event binding permet de réaliser des actions lorsque l’utilisateur interagit avec l’interface.

Exemple : changer la valeur d’une variable au clic sur un bouton

<p>Bienvenue {{login}}</p>
<button (click)="changeLoginLibelle()">
import {Component, OnInit} from '@angular/core';

@Component({
  selector: 'app-component',
  templateUrl: './component.html',
  styleUrls: ['./component.scss']
})
export class Component implements OnInit {

  login: string;

  ngOnInit() {
    this.login = "Lucas";
  }

  changeLoginLibelle() {
    this.login = "Luluche";
  }

}

Two-way Data Binding

Le two-way data binding permet de répercuter les changements d’une variable sur l’interface dans le typescript et inversement.

Exemple : récupérer la valeur d’un input

<input type="text" [(ngModel)]="login">
<button (click)="afficherValeurInput()">
import {Component, OnInit} from '@angular/core';

@Component({
  selector: 'app-component',
  templateUrl: './component.html',
  styleUrls: ['./component.scss']
})
export class Component implements OnInit {

  login: string;

  ngOnInit() {
    this.login = "Lucas"; // "Lucas" sera affichée dans l'input
  }

  afficherValeurInput() {
    console.log(this.login); // affichera ce que l'utilisateur a écrit dans l'input ("Lucas" si il n'a pas modifié)
  }

}

Références

Transmettre les valeurs des références locales

<input type="text" #inputNom>
<input type="text" #inputPrenom>
<button (click)="creerUtilisateur(inputNom.value, inputPrenom.value)">Ajouter utilisateur</button>
creerUtilisateur(inputNom: string, inputPrenom: string){
  this.utilisateurCree.emit({
    prenom: inputPrenom, 
    nom: inputNom
  });
}

Accéder aux références locales

<input type="text" #inputPrenom>
<input type="text" #inputNom>
<button (click)="creerUtilisateur()">Ajouter utilisateur</button>
@ViewChild('inputPrenom', {static: true}) inputPrenom: ElementRef; 
@ViewChild('inputNom', {static: true}) inputNom: ElementRef; 
creerUtilisateur(){
    this.utilisateurCree.emit({
      prenom: this.inputPrenom.nativeElement.value, 
      nom: this.inputNom.nativeElement.value
    });
}

Attribute Directives

Ne modifie pas la vue, c’est à dire le DOM. Modifie uniquement les propriétés des éléments. Par exemple la couleur avec backgroundColor. Elles peuvent être combinées sur un même élément.

ngStyle

<p [ngStyle]="{color: getCouleurTexte()}">{{ validiteCompte }}</p>
getColor(){
  return this.validiteCompte === 'invalide' ? 'red' : 'green';
}

ngClass

.compteValide {
    color: green;
}
<p [ngClass]="{compteValide: validiteCompte === 'valide'}">Votre compte a été créé</p>

Structural Directives

Modifie la vue, c’est à dire la structure du DOM. Ces directives sont préfixées par une étoile. Elles ne peuvent pas être combinées sur un même élément.

ngIf else

<p *ngIf="validiteCompte === 'valide' ; else compteInvalide">Votre compte a été créé</p>
<ng-template #compteInvalide>
    <p>Informations invalides</p>
</ng-template>

ngFor

utilisateurs = [{pseudo: 'Luluche'}, {pseudo: 'Boubou'}];
<p *ngFor="let utilisateur of utilisateurs">{{ utilisateur.pseudo }}</p>

ngSwitch

<div [ngSwitch]="value">
  <p *ngSwitchCase="5">Value is 5</p>
  <p *ngSwitchCase="10">Value is 10</p>
  <p *ngSwitchDefault>Value is Default</p>
</div>

Cycle de vie des composants

ngOnInit

Appelé une fois que le composant est initialisé juste après l’exécution du constructeur.

ngDoCheck

Appelé à chaque fois que Angular vérifie si des modifications ont été apportées. Par exemple, un clic sur un bouton qui ne change rien. N’est pas coûteux en terme de performance.

ngOnChanges

Appelé à chaque fois que la valeur d’une variable Input() est modifiée et permet notamment de récupérer la nouvelle et l’ancienne valeur.

@Input() prenom: string;
ngOnChanges(changes: SimpleChanges) {
  console.log(changes) --> affichera la nouvelle et l'ancienne valeur de prenom
}

ngAfterContentInit

Appelé à chaque fois que le contenu du ng-content est initialisé.

ngAfterContentChecked

Appelé à chaque fois que le contenu du ng-content est vérifié. Juste après l’initialisation (ngAfterContentInit) et après chaque détection de changement (ngDoCheck).

ngAfterViewInit

Appelé après que la vue du composant et celles de ses composants fils ont étés initialisés. Appelé généralement après l’initialisation (ngAfterContentInit) et la vérification (ngAfterContentChecked) du ng-content. A partir de cette étape, les éléments de la vue sont accessibles.

ngAfterViewChecked

Appelé à chaque fois que la vue du composant et celles de ses composants fils ont étés vérifiés. Après la vérification (ngAfterContentChecked) du ng-content.

ngOnDestroy

Appelé une fois que le composant va être détruit.

Interactions entre composants

Du composant parent au composant fils

@Component({
  selector: 'app-child',
  template: `
    <p>L'utilisateur {{utilisateur.prenom}} {{utilisateur.nom}} est connecté.</p>
  `
})
class ChildComponent {
  @Input() utilisateur: {prenom: string, nom: string};
}
@Component({
  selector: 'app-parent',
  template: `
    <app-child *ngFor="let utilisateurConnecte of utilisateursConnectes" [utilisateur]="utilisateurConnecte"></app-child>
`
export class ParentComponent {
  utilisateursConnectes = [
    {prenom: 'Lucas', nom: 'UZAN'},
    {prenom: 'Dark', nom: 'VADOR'},
    {prenom: 'Obiwan', nom: 'KENOBI'}
  ];
}

Du composant fils au composant parent

@Component({
  selector: 'app-child',
  template: `
    <input type="text" #inputNom>
    <input type="text" #inputPrenom>
    <button (click)="creerUtilisateur(inputNom, inputPrenom)">Ajouter utilisateur</button>
  `
})
class ChildComponent {
  @Output() utilisateurCree = new EventEmitter<{prenom: string, nom: string}>();
  creerUtilisateur(inputNom: HTMLInputElement, inputPrenom: HTMLInputElement){
    this.utilisateurCree.emit({prenom: inputPrenom.value, nom: inputNom.value});
  }
}
@Component({
  selector: 'app-parent',
  template: `
    <app-child (utilisateurCree)="getUtilisateurCree($event)"></app-child>
  `
export class ParentComponent {
  getUtilisateurCree(utilisateur: {prenom: string, nom: string}){
    console.log(utilisateur.prenom + ' ' + utilisateur.nom);
  }
}

Du composant fils à un composant frère en passant par le composant parent

@Component({
  selector: 'app-child',
  template: `
    <button (click)="clickButton()"></button>
  `
})
class ChildComponent {
  @Output() eventFired = new EventEmitter<number>();
  clickButton(){
    this.eventFired.emit(10000);
  }
}
@Component({
  selector: 'app-parent',
  template: `
    <app-child (eventFired)="onEventFired($event)"></app-child>
    <app-brother [variable]="myVariable"></app-brother>
  `
export class ParentComponent {
  myVariable: number;
  onEventFired(firedVariable: number){
    this.myVariable = firedVariable;
  }
}
@Component({
  selector: 'app-brother',
  template: `
    <p>{{ variable }}</p>
  `
})
class BrotherComponent {
  @Input() variable: number;
}

De n’importe quel composant à n’importe quel autre

export class SharedService {
  updateName = new EventEmitter<string>();
}
@Component({
  selector: 'app-component-a',
  template: `
    <input type="text" #inputNom>
    <button (click)="clickButton(inputNom.value)"></button>
  `
})
class ComponentA {
  constructor(private sharedService : SharedService){}

  clickButton(name: string){
    this.sharedService.updateName.emit(name);
  }
}
@Component({
  selector: 'app-component-b',
  template: `
    <p>{{ variable }}</p>
  `
})
class ComponentB {
  constructor(private sharedService : SharedService){
    this.sharedService.updateName.subscribe(
      (name: string) => alert('New name is ' + name)
    );
  }

  clickButton(name: string){
    this.sharedService.updateName.emit(name);
  }
}

Services

Partager une instance de service à tous les composants fils

export class CompteService {
  comptes = [];
  ajouterCompte(nom: string, prenom: string) {
    this.comptes.push({nom: nom, prenom: prenom});
  }
}
@Component({
  selector: 'app-child',
  template: `
    <button (click)="creerCompte()"></button>
  `
})
class ChildComponent {
  constructor(private compteService: CompteService){}

  creerCompte(){
    this.compteService.ajouterCompte('Lucas', 'UZAN');
  }
}
@Component({
  selector: 'app-parent',
  providers: [CompteService],
  template: `
    <app-child></app-child>
    <app-brother></app-brother>
  `
export class ParentComponent implements OnInit {
  constructor(private compteService: CompteService){}

  ngOnInit(){
    this.comptes = this.compteService.comptes;
  }
}

Sources

Quelles sont les raisons du succès de Star Wars ?

Mémoire coécrit avec Mahdi Hentati et David Toutain dans le cadre de la formation MIAGE de Toulouse.

Introduction

“Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…”

Au début des années 1970, un réalisateur américain nommé George Lucas, imagine le premier scénario d’une saga qui deviendra un pilier de la culture cinématographique : Star Wars. Il développe une histoire qui se déroule dans une galaxie où deux communautés s’affrontent : d’un côté les soldats du bien et de l’autre les soldats du mal. Progressivement, le réalisateur ajoute de nouveaux éléments à son scénario qui devient alors impossible à réaliser en un seul long métrage. George Lucas prévoit alors la réalisation de trois trilogies et de commencer par la trilogie centrale.

La situation de l’industrie cinématographique américaine à cette époque n’est pas propice à la science-fiction et les studios ne sont pas intéressés par le scénario de George Lucas. C’est grâce au succès de son dernier long métrage, “American Graffiti”, que George Lucas obtiendra finalement un contrat avec la 20th Century Fox. Après un tournage très compliqué, Star Wars apparaît sur les écrans de cinémas américains le 25 mai 1977. Son succès est immédiat et se répand très rapidement dans tout le pays. George Lucas ne s’attendait pas à un tel succès et raconte même avoir vu une file de gens devant un cinéma sans savoir que c’était pour son film.

En France, il attire plus de 6 millions de spectateurs et rapporte un budget de plus de 775 millions de dollars. Ce succès génère également un nombre de ventes de produits dérivés époustouflant permettant ainsi à George Lucas de financer les épisodes suivants de la saga Star Wars. Le film reçoit de très nombreuses récompenses dans les mois qui suivent sa sortie : dix Saturn Awards, un Golden Globe, un Hugo Award, sept Oscar…

Le phénomène Star Wars est alors définitivement ancré dans les esprits avec un public conquis et une industrie du cinéma qui repart de nouveau. Même « la Menace Fantôme », qui sortira en 1999, après près de 20 ans d’absence sur les écrans, fera un carton avec plus de 1 milliard de dollars de recettes. Tous ces chiffres surprennent et nous poussent à connaître le secret de George Lucas pour rendre son film si attractif. Comment un film réalisé avec si peu de moyens et racontant l’histoire d’un simple affrontement entre le bien et le mal est devenu la une de tous les cinémas occidentaux lors de sa sortie ? Pour quelles raisons la saga Star Wars est-elle encore aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes de tous les temps ?

Dans un premier temps, nous verrons que la situation historique lors de la sortie du premier Star Wars ainsi que toutes les références historiques auxquelles le film fait allusions, ont eu des effets favorables à son succès. Ensuite, nous verrons que le scénario de Star Wars repose essentiellement sur des concepts mythologiques qui renforcent l’identification du spectateur. Enfin, nous verrons les impacts socio-culturels qui font que Star Wars reste aujourd’hui une référence dans le monde.

A. Contexte historique

A.1. Les origines de Star Wars

Né en 1944 dans une petite ville de la Californie, George Lucas est fasciné dès son enfance par les arts visuels comme la photographie et la sculpture. Comme tout adolescent américain de son époque, il lit beaucoup de bandes dessinées qui auront par la suite une grande influence sur son imagination (notamment Flash Gordon). Cependant, ce qui va l’attirer vers le cinéma sont les séries et la publicité télévisée avec ses illustrations énergétiques et rayonnantes. Il décide alors d’intégrer l’école de cinéma de l’université de Californie du Sud. A cette époque, il s’intéresse à l’histoire des civilisations, l’anthropologie, et découvre les écrits de Jules Verne et George Orwell, auxquels il va faire référence pour raconter sa vision de l’Histoire et de l’actualité dans l’univers futuriste et dystopique de Stars Wars.

“ J’aime l’histoire. Ainsi, si la base psychologique de Stars Wars est mythologique, les bases politique et sociale sont historiques”

George Lucas

A.2. Quand le fantastique rencontre la réalité américaine

Bataille contre les dictatures

On remarque un lien étroit entre l’histoire de l’Amérique et l’histoire de cette saga. Par exemple, on retrouve la Fédération du Commerce, représentant les intérêts capitalistes du gouvernement communiste, qui se confronte à la République Galactique, représentant la démocratie américaine. Toute cette série s’inspire de l’histoire de l’Amérique et de ses différents avec d’autres gouvernements ou dictatures.

Une république peu démocratique

La République galactique est le régime politique interplanétaire de Star Wars. Elle est représentée par le Sénat, un pouvoir législatif, ainsi que le Conseil Jedi, un pouvoir judiciaire. Le Chancelier suprême est élu par le Sénat (et donc par suffrage restreint). Cette organisation rappelle la structure de la République romaine et les limites des démocraties modernes, dont celle des Etats-Unis.

Un ordre spirituel et militaire

L’ordre Jedi est une organisation monastique et militaire. Elle représente les gardiens de la paix et de la justice de la République. La grande purge Jedi sous l’Empire de Palpatine nous laisse penser que George Lucas s’est beaucoup inspiré de l’histoire de l’Ordre des Templiers.

L’avènement d’un Empire

Palpatine adopte une stratégie similaire à celle d’Hitler pour prendre le pouvoir : il provoque d’abord secrètement un blocus et une guerre contre la planète qu’il représente rappelant ainsi l’incendie du Reichstag le 27 février 1933. Ensuite, il dénonce cet événement tragique pour gagner la sympathie de la population et la remonter contre le pouvoir en place. Ainsi, il gravit les échelons jusqu’à monopoliser le pouvoir politique en dissolvant complètement le Sénat et la transformation de la République en un Empire autoritaire. George Lucas a déclaré que Star Wars était une réaction à l’élection de Richard Nixon et sa politique interventionniste au Vietnam.

Un blocus asphyxiant

Afin de protester contre le vote du Sénat pour la taxation des routes commerciales, la puissante Fédération du commerce décide de mener un blocus sur la petite planète de Naboo. Ce blocus militaire peut rappeler au public le siège économique opéré par les Etats-Unis sur Cuba depuis 1962.

La planète menacée

La planète Alderaan, qui ressemble sensiblement à la Terre, est détruite par l’arme la plus puissante de l’Empire, l’Etoile de la Mort, et ce afin de démontrer aux autres planètes sa puissance militaire. C’est une référence à la guerre froide et la menace de l’arme nucléaire.

Une rébellion triomphante

La victoire des Ewoks – un peuple technologiquement primitif – contre l’Empire surpuissant, fait référence aux Viêt-Cong qui ont su mettre l’armée américaine en difficulté grâce à leur détermination et une meilleure connaissance du champ du guerre.

A.3. Star Wars : Un nouvel espoir

Dans le contexte difficile de la paupérisation de la société et la désillusion qui a suivi la révolution sociale des années 60, Star Wars rompt avec la mode des Space Operas classiques, sombres et alarmistes et se tourne vers le divertissement de masse. En 1975, George Lucas fonde ILM (Industrial Light & Magic), un laboratoire de recherche en effets spéciaux. A la sortie du premier Star Wars en 1977, le public (et notamment les plus jeunes) est émerveillé par les effets spéciaux. Une révolution à Hollywood s’opère et ILM va réaliser par la suite les effets spéciaux de plus de 300 films.

Pour attirer le public, les promoteurs vont cibler les amateurs de BD pour construire leur communauté de fans en allant jusqu’à leurs conventions annuelles (Comic-Con de San Diego, 1976), procédé innovant à l’époque et qui résultera sur une réussite.

B. Inspiration mythologique

B.1. L’inconscient collectif

Le psychanalyste Suisse, Carl Gustav Jung, redéfinit l’inconscient en introduisant le concept d’inconscient collectif commun à tous les êtres humains, constitué d’archétypes. Ces archétypes organisent et structurent l’ensemble des pensées des individus et se retrouvent généralement dans les rêves, les fantasmes et les créations artistiques comme les mythes.

Principe de l’inconscient collectif

B.2. Les mythes

Les mythes proposent une explication sur certains aspects fondamentaux du monde et de la société. C’est un enseignement au travers de constructions imaginaires qui nous explique comment nous devrions tous nous comporter et qui nous met en garde sur certains aspects de la vie. Ainsi, tous les individus s’identifient au protagoniste du mythe notamment grâce au concept d’inconscient collectif évoqué précédemment.

B.3. Le monomythe

Joseph Campbell, un mythologue américain, auteur du livre “Le Héros aux mille et un visages” paru en 1949, développe la théorie du monomythe. Celle-ci stipule que les mythes du monde racontent essentiellement la même histoire de façons différentes : celle du voyage du héros et de son voyage initiatique débouchant sur la transition d’une identité à une autre.  L’application du monomythe peut cependant aider à apporter une dimension mythologique au récit, à condition que les principes archétypaux soient utilisés de façon pertinente, en accord avec le propos de l’histoire racontée.

B.4. Le voyage de Luke

Passionné par la mythologie grecque, romaine et indienne, George Lucas se basera sur les travaux de Joseph Campbell et sur sa théorie du monomythe pour écrire le scénario de Star Wars 4 « Un nouvel espoir ». La structure fondamentale du monomythe se développe en 12 grandes étapes qui correspondent aux grands chapitres successifs de Star Wars « Un nouvel espoir » :

Un monde ordinaire

Tout commence avec un individu ordinaire et insouciant vivant dans un environnement qui lui est confortable et qui est généralement similaire à celui du spectateur qui s’identifie donc très aisément au personnage. Dans Star Wars 4 : Luke Skywalker est un jeune fermier vivant avec son oncle et sa tante en plein milieu du désert. Il rêve de devenir pilote pour combattre l’Empire, une organisation politique dirigée par le diabolique Dark Vador.

L’appel à l’aventure

Le héros se retrouve confronté à un événement qui vient le bousculer dans sa vie et lui laisse le choix entre une vie banale ou une vie trépidante remplie de nouvelles connaissances. C’est l’appel de l’aventure souvent symbolisé par un signe, une voix ou encore un rêve mettant notre héros face à une situation qui le dépasse complètement. SW : Luke intercepte un appel au secours de la part d’une certaine princesse Léia.

Rencontre du mentor

Le héros rencontre ensuite un grand sage qui deviendra par la suite son mentor. De par son expérience, celui-ci apporte un enseignement spirituel et offre un pouvoir ou un objet magique à notre héros pour l’aider dans son aventure. SW : Obi-Wan Kenobi est un ancien Jedi qui offre à Luke le sabre laser de son père et lui explique les concepts de la Force. A ce stade, Luke n’est pas encore prêt mentalement pour répondre à l’appel et préfère le refuser.

Acceptation de l’appel

Un événement survient et frappe le héros de façon personnelle, en général par la perte d’un proche. Le héros accepte finalement de répondre à l’appel accompagné de son mentor qui l’aidera tout au long de son aventure. SW : Luke retrouve toute sa famille assassinée par l’armée de Dark Vador qui cherche à récupérer l’appel au secours de la princesse. Il accepte l’appel et se lance dans l’aventure accompagné d’Obi Wan Kenobi.

Passage du seuil de l’aventure

Le passage du premier seuil représente la transition du connu à l’inconnu et renforce l’engagement du héros dans sa quête en surmontant notamment sa peur face à des individus dangereux et étranges. SW : Luke et Obi Wan pénètrent dans la ville de Mos Eisley et plus particulièrement dans la cantina, lieu où des contrebandiers, des mercenaires et des créatures étranges se retrouvent.

Epreuves, rencontres des alliés et des ennemis

Le héros prend connaissance de ce monde inconnu : il se fait des alliés, des ennemis et traverse un certain nombre d’épreuves. C’est ici que commence la deuxième phase du rite de passage. SW : Luke rencontre Han Solo et Chewbacca, de loyaux alliés qui l’aideront dans l’accomplissement de sa quête. Il se retrouve également confronté à différentes altercations avec ses ennemis : le premier dans la cantina avec des mercenaires et le second avec des soldats de l’Empire. Il découvre la puissance de ses alliés, en particulier de son mentor, et en tire des leçons.

Accès à la caverne

Le héros doit accéder à un lieu dangereux qui le mènera vers l’objet de sa quête et qui peut abriter son ennemi juré. Il passe alors le deuxième seuil le plus important de son aventure. En général, le héros n’y pénètre pas seul : il est accompagné de ses alliés avec qui il prépare minutieusement une entrée furtive, c’est « l’Approche ». SW : Luke et ses compagnons pénètrent dans le quartier général de Dark Vador, l’Étoile de la Mort. C’est à l’intérieur de celle-ci que la princesse Léia est retenue prisonnière.

L’épreuve ultime

C’est une étape critique pour notre héros. Il se retrouve dans la pièce la plus dangereuse de la caverne et doit affronter la mort. C’est un moment sombre pour les spectateurs, angoissés par le suspense de savoir si le héros va vivre ou mourir. S’il meurt, c’est pour renaître : une des sources majeures du mythe héroïque. SW : Luke et ses compagnons ont réussi à sauver la princesse et se retrouvent ensuite pris au piège dans un immense broyeur d’ordures qui se referme. Ils réussiront finalement à s’échapper et Luke fera l’expérience de la Mort en perdant son mentor, tué par Dark Vador.

Acquisition de l’objet de la quête

Après avoir survécu à la mort, le héros peut prendre possession du trésor. Celui-ci peut être très différent selon la quête : un secret, une arme ou encore un élixir magique. SW : En plus d’avoir sauvé la princesse, Luke apprend que son robot transporte avec lui les plans de l’étoile de la Mort qui peuvent permettre à la Rébellion de détruire cette arme de destruction.

Chemin du retour

Sur la route de son retour, le héros est confronté aux conséquences de son acquisition précédente et doit surmonter une nouvelle épreuve qui a pour but de l’empêcher de ramener l’objet de sa quête dans son monde. SW : Luke et ses alliés sont parvenus à s’échapper, mais il leur reste à affronter des chasseurs de l’Empire partis à leur poursuite. Jusqu’à présent Luke n’avait jamais été amené à utiliser ce type de canon lasers dont il se servira très bien puisqu’il détruira des chasseurs ennemis.

Renaissance

Les forces du mal se voient donner une dernière chance de victoire avant d’être totalement battues par notre héros. C’est son ultime épreuve : il devra prouver qu’il a retenu l’enseignement que son mentor lui a donné validant ainsi son parcours initiatique. C’est une répétition de l’épreuve ultime à un degré de difficulté supérieur qui mèneront le héros à son accomplissement personnel : la mort définitive de son ancien moi et la naissance de son nouveau. SW : Grâce aux plans de l’étoile de la Mort, Luke intègre les rangs de l’armée de la Rébellion pour une attaque décisive contre l’étoile de la Mort et la détruire. S’il ne réussit pas, elle détruira la planète où se situe la base de la Rébellion. Après de nombreuses pertes humaines, Luke parvient à détruire l’étoile de la Mort

Retour avec l’objet de la quête

Le héros revient de sa quête totalement transformé et rapporte avec lui le résultat de son accomplissement personnel : un trésor, l’amour, la liberté ou simplement le savoir et l’expérience qui serviront un jour à la communauté. SW : Luke retourne à sa base où il est reçu comme un héros et reçoit une médaille militaire comme récompense. Il a finalement affronté tous les dangers qui le mettaient à l’épreuve et valide l’enseignement transmis par son mentor.

B.5. Conséquences

Grâce au concept de monomythe, notre héros évolue soit de façon positive soit de façon négative au travers des différentes étapes de son voyage. Le monomythe ne reste cependant pas une recette type pour réussir un scénario : on peut ne pas utiliser l’ensemble des étapes et il est possible de modifier leur ordre d’apparition. Néanmoins, toute modification de ce schéma doit entraîner une reconsidération de la cohérence du parcours initiatique du héros et donc de l’enseignement transmis.

Star Wars a très bien respecté le schéma du monomythe : les spectateurs s’identifient à l’histoire, aussi bien les enfants que les adultes (parfois conscients du schéma utilisé) car le voyage initiatique du héros colle parfaitement avec le voyage de notre vie et l’idée de notre accomplissement en tant qu’individu. Dans le cas où le héros se transforme de façon positive, c’est la réussite finale de sa quête et la reconnaissance de son entourage qui se rapporte à cet accomplissement personnel. Dans le cas où le héros se transforme de façon négative, c’est un enseignement sur ce qu’il ne faut pas faire.  Dans les deux cas, les spectateurs y découvrent différentes leçons de vie par le biais de l’enseignement donné au héros par son mentor. Tout ce que le héros apprend pendant son voyage renforce le concept de mythe.

C. Impacts culturels

C.1. Star Wars dans notre vie de tous les jours

Star Wars est aujourd’hui connue dans le monde entier. On peut remarquer en effet la mise en place d’un jeu de mot qui est ensuite devenu la journée de Star Wars (Star Wars Day) avec le 4 mai (May the fourth) parodié en « May the fourth be with you » ou littéralement « que la force soit avec vous ». Cette blague a été créée par le parlement Anglais lorsque plus de 390 000 habitants Anglais ont répondus “Jedi” à la question “quelle est votre religion ?”. Ce genre d’évènement nous montre bien l’impact sur la culture que peut avoir une saga mondialement connue comme Star Wars. Par exemple il existe aussi des références faites par des présidents comme Ronald Reagan ainsi que Barack Obama.

C.2. Le féminisme

Le féminisme est une valeur prônée dans Star Wars car dès les premiers films nous remarquons la présence de femmes fortes telles que Padmé (politicienne très jeune) ou encore Léia (dirigeante de la Rébellion). Ceci introduit une notion d’égalité bien réelle dans cet univers. Il y a aussi le cas de la mère d’Anakin qui se montre très protectrice envers son enfant. Ces personnages montrent l’importance du rôle de la femme dans les films.

C.3. Les pouvoirs

Dans Star Wars, l’Empire est dirigé par Palpatine, un chef suprême et unique qui impose ses lois partout dans la galaxie. On pourrait donc rapprocher cette image à plusieurs dictatures des temps modernes (Staline, Hitler, Mussolini …). Cette notion de chef unique voulant éradiquer ses opposants (Sith contre Jedi) est une allusion aux phénomènes qui ont eu lieu au XXème siècle, comme le 3ème Reich par exemple.

C.4. Postérité de la saga

Œuvre planétaire, Star Wars a influencé des générations entières et est devenu culte depuis. On y retrouve des liens intergénérationnels, En effet, l’implication des familles, sur plusieurs générations, dans les guerres et batailles de la saga, est comparable aux différents conflits surmontés par le peuple américain au XXe siècle. On remarque aussi le lien étroit entre ce que deviennent les parents et ce que deviennent leurs enfants avec par exemple Anakin qui devient Dark Vador et son petit-fils Kylo qui passe du côté obscur, lui aussi. Il y’a également Padmé qui est politicienne dont la fille, Leia, obtiendra une place importante dans le gouvernement rebelle. La saga nous montre l’influence des parents sur leurs enfants, leurs pensées et opinions. La saga SW comporte ainsi de nombreuses références implicites au monde réel.

C.5. L’influence des relations amoureuses dans Star Wars

Relation amoureuse entre Solo et Leia

Han Solo et Leia représentent dans la trilogie une importante partie du nouvel espoir qui naît car tout autant que Luke et Leia, sans Han Solo l’histoire n’avancerait pas. En effet, il sauve les deux autres héros de nombreuses fois et une histoire amoureuse s’installe progressivement entre lui et Leia. Ceci lui permet de devenir un véritable héros en rejoignant les rebelles malgré son passé de mercenaire et de contrebandier. Ceci montre aux spectateurs que tout le monde peut participer dans un conflit qui ne les concerne pas et ainsi devenir une bonne personne.

Relation familiale entre Vador et Luke

La relation entre Dark Vador et son fils Luke est complexe. Elle révèle plusieurs problèmes familiaux présents dans nos foyers. On peut voir dans les films le fait que Vador souhaiterait que son fils prenne le même chemin que lui alors que ce dernier refuse.

Relation amoureuse entre Anakin et Padmé

Anakin et Padmé vivent une relation interdite à cause des règles que sont imposées aux Jedi (pas de romance). Cette rébellion est le premier pas de notre protagoniste vers le côté obscur de la force. C’est ainsi qu’est montré le début de la déchéance d’Anakin.

Relation familiale entre Anakin et sa mère

Anakin est, dès le premier film de la saga (La menace fantôme), un personnage très attaché à sa mère qui l’élève seule dans un contexte hostile d’esclavage. Lorsque Qui-Gon Jinn l’éloigne de sa mère pour en faire un Jedi, c’est le premier pas de sa déchéance vers le côté obscur. Cette blessure permet au spectateur de s’identifier à un personnage qui attire la sympathie de par son passé triste ainsi que sa situation actuelle.

C.6. L’origine des conflits

Les gentils, les méchants, le côté lumineux, le côté obscur, une guerre éternelle entre la lumière et l’ombre dans un univers futuriste de science-fiction. Quel côté recouvre l’univers ? C’est une problématique classique placée dans cet univers : le choc entre les bons et les mauvais prend une autre allure avec des sabres-lasers de couleurs différentes suivant le côté lumineux ou obscur. Elle permet d’attirer l’œil du spectateur et de l’entraîner dans une course prenante pour la survie ou la destruction de l’univers.

C.7. Une saga pour tout le monde

Diversité des personnages

Cette saga très appréciée développe une histoire profonde et intéressante. La première trilogie (épisodes 4, 5 et 6) propose une histoire déjà commencée dont nous ne connaissons pas le début mais qui permet quand même de vivre l’œuvre. Nous ressentons immédiatement l’histoire, l’angoisse des personnages, leurs objectifs ainsi que ce qu’il se passe dans ce monde déchu dans lequel un nouvel espoir émerge. Le divertissement provoqué par un monde en chute qui n’attend que d’être sauvé en suivant les seuls personnages qui le peuvent est immédiat et nous entraîne rapidement aux côtés de ces personnes qui nous donnent une raison de croire que le monde décrit dans l’œuvre n’est pas fini. Le récit n’est pas seulement axé sur un sujet sérieux, il y a beaucoup d’humour et de critiques caricaturales mises en place. Par exemple, encore avec les personnages de Leia et Luke qui sont diamétralement opposés : Luke est un Jedi timide et gauche, sa sœur, Leia, est débrouillarde, aventureuse et déterminée. Leurs disputes aident à détendre l’atmosphère malgré l’ambiance générale de l’univers qui est en pleine crise.

Evolution simultanée

Anakin est un petit garçon, dans les premiers épisodes, que l’on voit grandir pour ensuite devenir un des antagonistes principaux de la saga : Dark Vador. Ensuite, vient Luke le fils d’Anakin dont on va suivre le parcours tout au long d’une trilogie. En suivant l’évolution de ces héros, l’histoire devient accessible à tous les âges. Que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, il y a obligatoirement un moment de l’histoire qui nous correspond avec un héros qui nous ressemble et nous fait réagir.

Importance de la femme

La présence de personnages féminins comme personnages clés dans la saga tels que Leia, Padmé ou encore la mère d’Anakin permet d’ajouter une présence et une importance féminine au récit. Ainsi, les femmes s’identifieront à ces personnages et apprécieront d’avantage l’histoire.

Conclusion

Pour conclure, Star Wars est une représentation métaphorique de l’Amérique permettant aux spectateurs de faire le lien entre le film et la réalité. Ensuite, le fait d’avoir repris la théorie du monomythe développée par Campbell accentue l’identification du spectateur au protagoniste. Enfin, c’est grâce à la diversité des personnages et leurs histoires romantiques, rancunières et familiales que Star Wars est devenu accessible à tous.

En dépit d’un début difficile en raison d’un budget de marketing limité et une sortie prévue seulement dans 32 salles en Amérique, Star Wars réussit à atteindre beaucoup plus que sa cible principale qu’étaient les enfants. L’engouement du public et la couverture médiatique qui a accompagné ce succès planétaire ont fait de Star Wars un vrai mythe moderne qui se transmet de génération en génération, et pour certains ce serait “la plus grande histoire jamais contée”.

Le succès de Star Wars a permis le développement de beaucoup de produits dérivés comme des bandes-dessinées, des jouets pour enfant, des objets de collections (sabres-lasers collector …), des séries d’animations et bien d’autres. Tous ces dérivés augmentent l’attraction de cette saga déjà devenue culte, et attirent un public qui n’est pas forcément intéressé par la cinématographie ou la lecture.

Sources

C’est quoi le burn-out ?

Mémoire coécrit avec Philippe Roques-Geoffroy et Mahdi Hentati dans le cadre de la formation MIAGE de Toulouse.

Introduction

En tant qu’humain, nous avons toujours comme ambition de découvrir le monde. Que ce soit par la conquête spatiale ou par l’analyse des profondeurs des océans, nous sommes toujours en quête de savoir. En plus de ces découvertes liées au monde qui nous entoure, nous expérimentons aussi sur notre propre métabolisme, afin de connaître de mieux en mieux notre corps. Ces recherches passent par les découvertes de nouvelles maladies, qui doivent être analysées et catégorisées.

Parmi ces souffrances, existe le burn-out, soit le syndrome d’épuisement professionnel. Considéré par beaucoup comme le mal professionnel de notre siècle, ce syndrome divise tout de même les spécialistes. En effet, un débat fait rage dans la communauté d’experts, visant à savoir s’il s’agit ou non d’une maladie professionnelle. Nous constatons donc un problème de dépression chez certains individus, et nous allons tenter d’expliquer comment s’installe ce syndrome, et comment s’en libérer.

Au cours de ce mémoire, nous essaierons de définir le burn-out, et parcourir les différents types de burn-out existants. De plus, nous étudierons plusieurs cas de ce syndrome afin de mieux comprendre ses origines et ses impacts.

Définition

Tout d’abord, il est important d’apporter une rapide traduction du mot « Burn-out ». Cette expression vient du verbe anglais “to burn out” qui signifie “se consumer de l’intérieur” ou encore “brûler de l’intérieur”. Le terme « burn-out » est utilisé pour la première fois en 1980. Un psychologue américain nommé Herbert J. FREUDENBERGER, publiait un livre relatant de l’épuisement professionnel : “Burn-out: The High Cost of High Achievement”.

Ainsi dès les années 80, le burn-out était soumis à des études par divers spécialistes. Herbert J. FREUDENBERGER ne se doutait pas que son ouvrage deviendrait une référence pour tous ceux s’intéressant à ce phénomène.

Nous allons donc nous attacher à livrer le plus justement possible son approche, qui s’intéresse à l’individu mais replace aussi sa dynamique dans le contexte de la société actuelle. L’objectif était d’analyser les comportements mais également les relations interpersonnelles.

Au début de son ouvrage, l’auteur offre sa définition du terme « burn-out » qu’il traduit en français par « brûlure interne ». De plus, il qualifie ce syndrome d’épuisement professionnel « d’état de fatigue chronique, de dépression et de frustration apporté par la dévotion à une cause, un mode de vie ou une relation, qui échoue à produire les récompenses attendues et conduit en fin de compte à diminuer l’implication et l’accomplissement au travail » (Burnout : The High Cost of High Achievement, Herbert J. FREUDENBERGER).

Mais cette définition est parfois contestée par d’autres spécialistes, car elle est trop réductrice et ne prend en compte que le burn-out professionnel. En effet, on dénombre d’autres types de burn-out comme le burn-out parental, qui survient quand l’éducation d’enfants devient trop compliquée.

Le burn-out a donc été l’objet de nombreuses études, encore aujourd’hui. Il s’agit d’un domaine très vaste, que nous n’avons pas encore cerné totalement. Ce syndrome est pourtant très présent dans la société. En effet, des études indiquent que 5% des salariés seraient dans un début de burn-out, 16% seraient à risque, et entre 4 et 7% en burn-out complet. Un total de 25% des salariés seraient donc directement concernés par le burn-out (Suzanne Peters, coach, et Patrick Mesters, neuropsychiatre, dans leur livre Vaincre l’épuisement professionnel).

Idées reçues

Avant de commencer à étudier différents cas présentant ce syndrome, il est important de briser certaines idées préconçues.

« Le burn-out touche des personnes mentalement fragiles » : Les études conduites sur le sujet montrent que la fragilité mentale n’est pas forcément un prérequis pour voir apparaître ce syndrome chez un patient. L’idée que le burn-out serait un « genre de dépression » est un contresens ; la dépression est une maladie, alors que le burn-out n’est pas classé comme tel. Cependant, il est vrai qu’un certain type de personnalité est plus exposé au risque que d’autres. Il s’agit de personnes ayant un haut degré d’exigences morales, un sens exacerbé du travail bien fait. Ces personnes sont si impliquées dans leur métier, qu’elles deviennent des candidats plausibles au burn-out.

« C’est encore un ‘truc de femme’» : Voilà une idée reçue stupide, et fausse, mais pourtant pas totalement inexacte. La formulation est bien stupide, car elle rabaisserait la gravité du sujet à un triste stéréotype. Quant au diagnostic, il serait faux car toutes les observations indiquent bien que le burn-out touche toutes les catégories de personnes ; pas plus les fonctionnaires que les salariés du privé, pas plus les dirigeants et les cadres que les employés. Mais cette idée reçue n’est pas totalement inexacte, car ce syndrome se retrouve souvent dans les catégories de salarié.e.s soumises à trop de pression, trop de productivité, des horaires intenables, et trop de cadence. Ce bouquet de contraintes est très souvent le lot des femmes, notamment lorsqu’elles sont faiblement qualifiées. Du côté des cadres, l’investissement ne sera pas toujours identifié de façon égale entre les genres. En effet, lorsque l’homme sera supposé exprimer son « leadership naturel », la femme sera jugée « trop émotive et manquant de distance ». Et dans ce cas, la perception du jugement par autrui pourra devenir un élément déstabilisateur, pouvant entraîner un burn-out. En résumé, quand les femmes sont plus touchées que les hommes, c’est plus souvent à cause de leurs positions dans la société du travail que du fait de raisons internes liées à leur état physiologique et psychologique.

« Le burn-out, personne ne sait dire ce que c’est » : Certains pensent qu’il s’agit d’une fatigue passagère. D’autres y voient une marque positive de leur investissement. Le burn-out n’est pas une simple fatigue, il s’agit d’un syndrome. Soit un ensemble de signes, de symptômes, de modifications morphologies, fonctionnelles ou biologiques. Il n’y a aucun mérite à en arriver au burn-out ; et il n’est en rien passager. L’auteur Herbert J. FREUDENBERGER citait notamment un psychiatre, Claude VEL, qui dès les années 50 décrivait les « états d’épuisement » ; le fruit d’une rencontre entre un individu et une situation. Tant que l’individu arrive à s’adapter, il peut tenir son rôle. Mais s’il vient à fatiguer, un effort supplémentaire risque de l’entraîner vers un burn-out…

« Le burn-out nous tombe dessus, d’un coup » : Là encore, il s’agit d’une idée aussi fausse que répandue. Comme l’indiquent les auteurs d’« Idées reçues sur le burn-out » , l’atteindre est un processus long pouvant s’étendre sur plusieurs années. Il existe des signes précurseurs qui seraient pris pour des troubles banals et passagers, mais qui mis en perspective prennent une valeur prédictive. Ces signes sont compliqués à détecter et analyser, et on ne se rendrait compte de leur présence bien trop tard, une fois les dégâts bien réels.

« Être en burn-out, c’est la honte ! » : Dans l’ouvrage de référence « Idées reçue sur le burn- out », les auteurs indiquent que penser que le burn-out est un syndrome honteux est très risqué. En effet, cet état d’esprit pousse les personnes en burn-out ou quasi burn-out à se renfermer sur elles-mêmes afin d’éviter les jugements de leurs collègues ou de leur famille. Ceci a tendance à aggraver leur état, car ces personnes tentent de résoudre le problème d’elles-mêmes en se plongeant de plus belle dans leur travail. Afin d’aider à combattre ce comportement, des partenaires sociaux et spécialistes sont présents dans les entreprises ; il s’agit des CHSCT qui sensibilisent les employés aux RPS (Risques Psycho-Sociaux).

Etiologies

L’étiologie consiste en l’étude des symptômes et des causes d’une maladie. Ici, nous tenterons de mener une étude succincte visant à comprendre le processus de burn-out, et quels sont ses facteurs favorisants. Cette étude sera découpée en plusieurs parties. La première visera à détailler l’environnement professionnel, la seconde sera dédiée aux caractéristiques individuelles. Enfin, la troisième et dernière partie permettra de comparer ces causes par rapport au contexte de vie affective et familiale.

1. Environnement professionnel

Bien souvent, la pensée générale estime qu’un épuisement professionnel vient uniquement des caractéristiques du travail. Effectivement, les exigences qualitatives et quantitatives sont nombreuses ; on note la surcharge de travail, les contraintes importantes afin de respecter le rythme de travail, l’implication sur le plan humain importante, ou encore les grandes responsabilités.

Outre ces contraintes facilement détectables, existent d’autres, plus compliquées à discerner. Une personne peut également faire un burn-out, si par exemple elle ressent un manque de contrôle dans ses activités ; sur la gestion du temps, sur les prises de décision, ou encore une faible autonomie.

Toutes ces contraintes sont le fruit de la pression du travail ; en effet, les entreprises se présentent à leurs employés comme avec de hautes exigences. Ainsi, les individus sont poussés à se surpasser afin de répondre à ces exigences, et acquérir un sentiment d’appartenance et de la reconnaissance. Enfin des changements internes à l’environnement professionnel tel qu’un changement de poste, une mutation, ou un changement de hiérarchie peuvent entraîner les personnes vers un burn-out.

Cette sensation d’un environnement professionnel incontrôlable est détaillée à travers différents témoignages, dans le documentaire d’Elsa Fayner « La mécanique burn-out » (https://www.youtube.com/watch?v=VWC6Y1gimDI). L’un de ces témoignages montrait un emploi prenant une place importante dans la vie de la personne. Celle-ci travaillait sur trois villes différentes, et devait partir de chez elle très tôt afin de pouvoir répondre à la charge de travail. Cette personne pouvait travailler jusqu’à douze heures par jour.

2. Des caractéristiques individuelles

Sur le plan individuel, certaines personnes sont plus à risque que d’autres. Certaines situations, attitudes ou caractéristiques individuelles peuvent contribuer à l’épuisement professionnel, surtout lorsqu’un contexte de travail stressant œuvre.

Afin de reconnaître les candidats au burn-out, des experts ont détaillé une série de comportements assez classiques que nous retrouvons chez ces individus. Ces experts citent notamment un engagement sans limite dans son travail ou bien un sens du devoir poussé à l’extrême. Ces candidats sont aussi adeptes du perfectionnisme dans tous les aspects professionnels.

Les experts sont également d’accord pour indiquer que ces personnes ont des exigences élevées, voire inaccessibles envers eux-mêmes. De plus, ils parlent aussi de conscience professionnelle élevée. Lorsque la charge de travail augmente trop rapidement, les employés les plus performants sont les premiers à subir cet excès. Cet impact est d’autant plus important car ce profil de personne a du mal à déléguer les tâches et les responsabilités, et ces individus ont également une forte conviction telle que « je ne peux pas dire non », « je dois toujours être fort », ou encore « je dois plaire à tout le monde ». Et cette croyance est fortement combinée à un manque d’estime de soi, passant par des sentiments comme « je n’y arriverai pas », « je ne suis pas capable de le faire ».

Au niveau des autres problèmes professionnels notables, les experts distinguent une tendance à l’anxiété, et à l’anticipation anxieuse des évènements. De plus, ces personnes peuvent éprouver des difficultés à laisser de côté les problèmes professionnels à la fin de leur journée de travail. On peut donc noter une propension à négliger l’évacuation des tensions, et à pratiquer des activités ressourçantes telles que des activités physiques, de loisir, ou de détente.

Bien évidemment, l’oubli de soi va de pair avec ce manque d’activités extérieures au travail. Il est notamment accompagné de la difficulté à poser ses limites par rapport à la charge, et à la surcharge de travail.

Enfin, le dernier point exposé par les experts du syndrome d’épuisement professionnel n’est pas partagé par toutes les personnes exposées à ce syndrome. Il concerne uniquement les personnes ayant un sens de la compétition développé, et qui ont tendance à toujours se mettre en concurrence avec leurs collègues de travail. Cette mise en concurrence permanente apporte une nouvelle source de stress pouvant entraîner encore plus rapidement l’individu vers un burn-out.

3. Des conditions liées à l’environnement familial et amical

L’environnement privé et amical intervient également dans la qualité de vie, et donc influe sur une possibilité de burn-out. En effet, le milieu familial et le réseau de soutien social modulent l’impact des difficultés rencontrées au travail, en permettant à l’individu de s’extraire de ces problèmes.

Inversement, une vie affective et familiale pauvre, ou même apportant du stress, aura tendance à augmenter la probabilité de déclencher un burn-out. Dans certaines situations, même une vie privée qualitative risque d’apporter du stress supplémentaire ; notamment prendre soin des enfants, des parents ou d’un proche dans le besoin par exemple.

On remarque donc que les personnes susceptibles d’être victimes de burn-out n’ont pas conscience de leur situation. Elles éprouvent des difficultés à identifier leur souffrance, elles ont tendance à s’adonner au surmenage, et elles négligent les signaux d’alarme et les signes physiques. Il est donc primordial pour leur entourage de détecter ce genre de comportement, afin de réagir au plus vite et d’éviter ce syndrome d’épuisement professionnel.

Symptômes

Le cycle du burn-out

Le burn-out professionnel a souvent pour origine une augmentation soudaine de la charge de travail, excédant la capacité de l’individu. Lorsqu’elle se rend compte que ses capacités ne seront pas suffisantes, la personne peut réagir de plusieurs façons ; la première consiste à déléguer une partie de la charge de travail, ou bien d’alerter ses supérieurs de la charge trop élevée. Cette réaction est celle à adopter, il n’y a aucune honte à indiquer que la charge de travail est trop importante pour une seule personne.

Cependant, une partie de la société va réagir différemment. Afin d’assumer le travail supplémentaire à réaliser, ces personnes vont se mettre instinctivement en état de stress, les poussant à se dépasser pour réaliser ce qu’on attend d’elles. Le problème provient une fois le travail fourni ; soit l’individu est attentif et conscient de son niveau de stress, et va le niveler pour se protéger. Dans ce cas, un syndrome d’épuisement professionnel ne se déclarera pas. Dans un second cas, l’individu ne sera pas conscient de son état de stress important, et il gardera le même niveau. Il va donc réévaluer inconsciemment sa capacité de travail, mais sans se rendre compte qu’il est déjà en surcapacité.

Cette réévaluation a aussi des impacts néfastes sur l’individu : fatigue, perte de sommeil… Sans s’en rendre compte, cette personne va réduire sa capacité de travail réelle, en pensant l’augmenter. Elle se retrouve alors face à la même charge de travail qu’elle arrivait à réaliser grâce à un début de burn-out, mais avec une capacité de travail diminuée. Pour faire face, l’individu va donc essayer une nouvelle fois d’augmenter son stress afin de combler ce manque, en vain. Il atteint donc un état de burn-out.

Le cycle de burn-out est ainsi un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. De plus, l’état de pré-burn-out est satisfaisant pour la personne, car elle réussit, en se surpassant, à venir à bout du travail à fournir.

2. Symptômes du syndrome d’épuisement professionnel.

Le syndrome du burnout peut se définir par un état d’épuisement général. Il s’agit d’un épuisement psychique, émotionnel et mental. La personne victime de burn-out se sentira incapable de récupérer sur de courtes durées, les repos ne faisant plus effet.

De plus, la crainte de la perte d’emploi peut jouer un rôle dans l’apparition de symptômes de stress et de burnout. Comme de nombreux psychologues du travail l’ont constaté, le burnout est devenu un terme à la mode. Pour cette raison, les vrais symptômes sont souvent méconnus et pris en charge trop tardivement. Malheureusement, les traitements sont encore peu efficaces de par la prise en charge trop tardives des individus montrant les symptômes. Et en l’absence de traitement, le syndrome peut évoluer et provoquer des problèmes médicaux sérieux, comme la dépression ou des maladies somatiques.

Parmi les différents symptômes évoquant le burn-out, on peut noter deux grandes catégories. Les signes physiques, et les signes psychiques.

Signes physiques

Le signe physique le plus évident permettant de détecter un burn-out est une fatigue physique persistante. Les vacances et le temps de repos sont inefficaces, et l’individu manque d’énergie. Viennent ensuite les troubles du sommeil. La personne est victime de sommeil non réparateur, de difficultés à s’endormir, d’insomnie, de cauchemars récurrents liés ou non au travail, ou encore à de l’hypersomnie.

On note également des troubles de l’alimentation, comme la perte d’appétit, une prise ou perte de poids, des nausées ou de l’anorexie. Les troubles digestifs sont également au rendez-vous, tout comme les problèmes musculaires tels que des crampes répétées, des raideurs, des douleurs dorsales, des lombalgies répétitives.

Ces personnes évoquent aussi des maux de tête et migraines, des vertiges, et même des évanouissements. Le burn-out se reconnaît aussi par une baisse des défenses humanitaires, avec une sensibilité plus importante aux virus qu’à l’ordinaire : Ainsi les rhumes et les états grippaux semblent plus fréquents, et durent plus longtemps. Ces individus développent une intolérance au bruit et à la lumière, et ont des troubles visuels.

Signes psychiques

En plus de ces signes physiques, interviennent des symptômes psychiques. Il s’agit de fatigue émotionnelle importante, d’une sensation de « vide » intérieur, d’un abattement. La personne a également un sentiment de surcharge, de stress et d’ennui au travail. Elle a l’impression d’être débordée par toute demande professionnelle, et même extra- professionnelle.

Cependant, certaines personnes entrant dans un burn-out relatent d’une sensation de toute puissance, l’impression de pouvoir tout gérer. Ce sentiment les pousse à se surpasser. Au-delà de ces symptômes liés au travail, il est aussi question d’une impossibilité de se détendre à la maison, une incapacité à ne plus penser au travail en rentrant chez soi. Les proches indiquent une humeur changeante pouvant se traduire par un agacement, une irritabilité, une hypersensibilité, de la tristesse, des pleurs, ou de la colère, et même une dépression.

Certaines personnes ont tendance à s’enfermer dans un mutisme. D’autres éprouvent une déception envers eux-mêmes, ayant l’impression de ne pas pouvoir remplir leurs tâches, ou se sentant inutiles. Il est question d’un sentiment d’échec fort, d’une perte des idéaux et de la confiance en ses compétences. Ces personnes vivent une résistance pour se rendre au travail, et ont « la boule au ventre ».

Malgré une liste très détaillée et très fournie de symptômes indiquant un début de burn-out, il reste très difficilement détectable par les spécialistes. En effet, tous ces symptômes sont communs et visibles chez bon nombre d’actifs, sans pour autant qu’ils indiquent un burn-out. Les experts cherchent donc à découvrir une combinaison de ces signes afin de pouvoir réellement diagnostiquer un syndrome d’épuisement professionnel. De plus, chaque individu réagit différemment et peut présenter plus ou moins de symptômes, ce qui ajoute une nouvelle difficulté pour les médecins.

Quelques exemples réels

Romain, commercial

En Janvier 2011, Romain est commercial dans une entreprise d’une vingtaine de salariés. Il a 25 ans, et travaille beaucoup. Au milieu d’une réunion avec ses collègues, Romain s’écroule et convulse au sol, pris de tremblements, en pleine crise d’épilepsie. Suite à cet événement grave, le salarié enchaîne huit mois d’arrêt de travail. Il consulte différents médecins, passe de IRM, il est placé sous différents médicaments comme des anxiolytiques et des antidépresseurs. Après ces huit mois d’arrêt, il tente de revenir dans son entreprise, en vain. Dans une interview donnée à Metronews, Romain explique : « Après mon burn-out, je n’arrivais plus à revenir dans l’entreprise, c’était horriblement anxiogène. D’ailleurs, je bloquais complètement à l’idée d’être confronté au public. » Cette victime de burn-out explique se sentir faible aux regards des autres. Le jeune homme s’enferme alors chez lui, limitant au maximum ses sorties. Ses proches ont du mal à comprendre ce qui lui arrive, tout comme les médecins.

Bien des années après, Romain est maintenant hors de danger. Il s’est longuement documenté sur le sujet, et relate à Metronews les signes avant-coureurs qu’il aurait pu détecter. Il cite notamment la pression qu’il a subie provenant de ses supérieurs, et même de lui-même. Le jeune homme explique aussi que la personnalité entre beaucoup en compte. Pour lui, les personnes perfectionnistes ont plus tendance à être à risque, de par le stress dont ils sont souvent victimes, comparés aux autres profils. Ses affirmations ont été confirmées par des experts et des médecins spécialisés dans le burn-out. Avec une sensibilisation des entreprises, à destination des supérieurs hiérarchiques et des collègues de Romain, il aurait peut-être été possible d’éviter son burn- out.

Thierry, berger

Le berger de quarante-huit ans détaille son histoire à Elsa Fayner, réalisatrice du documentaire « La mécanique burn-out ». Il explique ne pas avoir compris d’où venait son burn-out ; le jour où il a eu sa première crise de panique, il a juste eu le temps de téléphoner à son épouse pour lui souffler qu’il n’allait pas bien. Ensuite, Thierry se souvient simplement de son réveil dans l’hélicoptère le menant à l’hôpital. Les médecins lui ont expliqué qu’ils songeaient à un Accident Vasculaire Cérébral. Après analyse, l’homme a appris que son cœur était descendu en dessous de quarante pulsations minute, un taux très bas pour un être humain. Il a alors consulté différents spécialistes, et il a finalement appris qu’il était en plein burn-out.

Ce fût pour lui une période très compliquée, de par son métier où son absence n’est pas tolérée. En effet, les bêtes ne peuvent se débrouiller seules, et le berger explique qu’il a essayé de réduire au maximum son rythme de travail, pour se ménager.

Liens entre les témoignages

Au travers de ces deux témoignages, on voit que les victimes de burn-out ne détectent que très rarement leurs symptômes. Souvent, le point de non-retour qu’ils franchissent allègrement est la première crise de panique.

Toutes les victime soulignent que cette crise de panique arrive sans raison apparente, et pas forcément dans une situation compliquée. Enfin, les témoignages relatent des premiers diagnostics donnés par les médecins, indiquant très souvent une dépression ou un AVC. Ce n’est qu’à la seconde crise de panique que les personnes se tournent vers des spécialistes, qui détectent leur burn-out.

Ces témoignages montrent bien le manque de sensibilisation dans le monde professionnel. Cependant, certains métiers rendent la détection du burn-out plus complexe. Il est question des métiers où les collègues de travail ne sont pas forcément présents au quotidien, comme les ouvriers de l’élevage, les techniciens-commerciaux, les métiers du service à la personne, ou encore les employés du secteur médical.


Documentaire France 5 réalisé par Elsa Fayner

Conséquences

Un burn-out est une étape importante dans la vie de la personne. Ce syndrome peut entraîner bien des situations. Pour les conséquences néfastes, on peut par exemple citer des conduites à risques, des dépendances diverses, une dépression, ou même le suicide. Mais le burn-out peut avoir un effet positif à long terme ; une personne se tirant d’un burn-out va faire un bilan de sa vie, et faire l’inventaire de ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut plus. Ce bilan va lui permettre de remettre sa vie « à plat » et elle prendra potentiellement des choix radicaux, comme une démission si elle ne se sent plus en adéquation avec son poste.

Préventions

Afin de lutter contre le burn-out, il est nécessaire de réaliser un diagnostic, donc une évaluation de la personne concernée. On dénombre trois méthodes de prévention mises en place. Afin de résumer ces trois méthodes de prévention de façon claire et précise, nous avons ajouté une annexe 1 « Les étapes de la prise en charge du burn-out ». Cette infographie présente les trois niveaux de burn-out existant, et montre les adjectifs leur convenant. Cette infographie est d’autant plus intéressant car elle apporte des solutions faciles à mettre en place ; comme prendre des vacances par exemple. Enfin, elle montre aussi les méthodes de prévention à adopter ; comme le coaching, la psychothérapie ou encore directement une méthode médicale.

La prévention primaire est le premier niveau de prévention. Son objectif est d’agir en amont de l’apparition des premiers symptômes du burn-out et de prévenir le stress en agissant sur ses origines, ou sur les facteurs favorisant. Les méthodes comprises dans cette prévention passent par une sensibilisation au stress et à ses effets sur la santé physique et psychique, la promotion d’un mode de vie sain, et l’apprentissage de techniques de gestion du stress. Ces techniques sont des techniques de respiration, et de cohérence cardiaque. Enfin, cette prévention sert aussi à identifier les sources de stress, leur niveau, les symptômes ressentis ainsi que leur contexte et leur fréquence.

Vient ensuite la prévention secondaire, qui se situe au tout début de l’apparition de burn-out et l’objectif est de diminuer la durée et l’évolution du syndrome. Il s’agit de réduire les conséquences du stress ; notamment par des interventions destinées à soulager les employés de leur mal être, et à développer de nouvelles habilités. Cette prévention fait appel à des techniques de relaxation, de cohérence centrale (aptitude à mettre en cohérence les sensations ressenties et les évènements vécus), et de méditation.

Enfin, le dernier niveau est la prévention tertiaire. Cette prévention intervient sur les individus déjà en burn-out, et vise à leur apporter un traitement afin de les aider à s’en sortir mais aussi d’éviter les récidives et les complications.

Ces techniques de prévention sont accessibles par les employés. En effet, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à proposer des programmes de lutte contre le stress. Bien que le burn-out soit globalement considéré comme un signe de faiblesse dans le monde de l’entreprise, il ne faut pas hésiter à recourir à ces aides.

Plus on intervient tôt, et plus on évite que la situation ne se dégrade. On dispose aujourd’hui de bilans du stress, qui permettent de savoir exactement où en est l’individu, et ce qu’on peut faire pour combattre ce syndrome. Cependant, si l’entreprise ne propose pas de structure de lutte contre le stress et le burn-out, il est important d’en parler autour de soi, à sa famille, à ses collègues, à ses supérieurs, et si possible s’adresser à un spécialiste.

En plus de la prévention, il est important de prévenir les rechutes. En effet, après un burn- out, il faut se reconstruire. Certains organismes proposent des tests afin d’identifier clairement l’origine du stress ayant causé un burn-out. Ces organismes proposent d’entrer en contact avec les supérieurs de la personne, afin de proposer des solutions concrètes. Il s’agit d’un véritable accompagnement, qui prend en charge la période de burn-out mais également l’après.

Ces organismes proposent aussi des méthodes de coaching. L’un de leurs objectifs est de ne pas rechuter dans le burn-out. Les groupes de travail visant à éviter ce genre de comportement se focalisent sur les petits signaux d’alarme devant nous alerter, ainsi que les ressources dont les personnes disposent ou qu’elles peuvent développer. En général, les patients indiquent qu’ils se sentent plus solides moralement qu’avant.

Les étapes de la prise en charge du burn-out

Conclusion

Le burn-out est donc le syndrome d’épuisement professionnel. Il est encore mal catégorisé, et est considéré comme une faiblesse dans le monde du travail. Le burn-out est causé par un surplus de stress vécu par un individu, suite à une charge de travail trop importante pour ses capacités. Il est un cercle vicieux, car il apporte un sentiment de satisfaction lorsque l’individu arrive à se surpasser et à réaliser la charge de travail. Il peut également être entraîné par un environnement familial difficile. La prévention est inégalitaire entre les entreprises, et la prise en charge l’est également. Certaines entreprises proposent à travers leurs CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) des ateliers de sensibilisation et des méthodes de prévention pour combattre ce syndrome.

Sources

C’est quoi le Processus Unifié ?

Rappel : UML est un langage de modélisation et n’impose pas de démarche de développement

Présentation

Unified process ou processus unifié en français est un processus de conception et de réalisation de logiciels développés avec des langages de programmation orientés objet (Java par exemple). C’est un guide méthodologique pour réaliser des logiciels en conseillant et pilotant l’équipe dans ses différentes activités pour réduire la complexité du projet (on sait où on en est et ce qu’il nous reste à faire). Ce processus permet d’éclaircit qui fait quoi, et permet à chacun de savoir quelle est sa place dans le processus de production du logiciel. On notera que Merise a uniquement pour but de concevoir l’application.

Le processus unifié se caractérise par une démarche itérative et incrémentale, pilotée par les cas d’utilisation, et centrée sur l’architecture et les modèles UML. Elle définit un processus intégrant toutes les activités de conception et de réalisation au sein de cycles de développement composés d’une phases de création, d’une phase d’élaboration, d’une phase de construction et d’une phase de transition, comprenant chacune plusieurs itérations.

Caractéristiques

Basé sur le langage UML

Guidé par des cas d’utilisation : Les besoins (exigences) des utilisateurs permettent de définir des cas d’utilisation. A partir des ces cas d’utilisation, une série de modèles UML peuvent être crées. L’objectif principal d’un système logiciel est de rendre service à ses utilisateurs ; il faut par conséquent bien comprendre les désirs et les besoins des futurs utilisateurs. Le processus de développement sera donc centré sur l’utilisateur. Le terme utilisateur ne désigne pas seulement les utilisateurs humains mais également les autres systèmes. L’utilisateur représente donc une personne ou une chose dialoguant avec le système en cours de développement. Les cas d’utilisation permettent d’illustrer les besoins. Ils détectent puis décrivent les besoins fonctionnels (du point de vue de l’utilisateur), et leur ensemble constitue le modèle de cas d’utilisation qui dicte les fonctionnalités complètes du système. Les utilisateurs doivent être fortement impliqués dans le processus unifié pour garantir la qualité du futur logiciel.

Centré sur l’architecture : Cette architecture doit prévoir la réalisation de tous les cas d’utilisation. L’architecture et les cas d’utilisation évoluent donc de façon concomitante. Dès le démarrage du processus, on aura une vue sur l’architecture à mettre en place. L’architecture d’un système logiciel peut être décrite comme les différentes vues du système qui doit être construit. L’architecture logicielle équivaut aux aspects statiques et dynamiques les plus significatifs du système. L’architecture émerge des besoins de l’entreprise, tels qu’ils sont exprimés par les utilisateurs et autres intervenants et tels qu’ils sont reflétés par les cas d’utilisation. Tout produit est à la fois forme et fonction. Les cas d’utilisation doivent une fois réalisés, trouver leur place dans l’architecture. L’architecture doit prévoir la réalisation de tous les cas d’utilisation. L’architecture et les cas d’utilisation doivent évoluer de façon concomitante.

Piloté par les risques

Itérative et incrémentale : Contrairement à la méthode MERISE qui est séquentielle. Itérative puisque chaque phase de la démarche UP comprend des itérations. Chaque phase est ponctuée par un jalon qui marquera la décision que les objectifs initiaux ont été remplis. Une itération a pour but de maîtriser une partie des risques et apporte une preuve tangible de faisabilité. Une itération est un cycle de développement logiciel (ou système) complet depuis le recueil des besoins jusqu’à l’implantation et aux tests. L’itération se termine par la sortie d’une version exécutable du projet, c’est à dire un prototype (exécutable, testé et intégré) avec une qualité égale à celle d’un produit fini et pouvant être évalué. Une itération reprend les livrables dans l’état où les a laissé l’itération précédente et les enrichit progressivement. Les premières itérations donnent des prototypes permettant l’expérimentation par les utilisateurs ainsi que la validation des technologies. Ces prototypes définissent alors le noyau de l’architecture. Incrémentale puisqu’il un incrément du projet par itération, c’est à dire que le logiciel et le modèle évoluent suivant des incréments. C’est le développement d’une série de prototypes qui vont en s’améliorant.

OpenUp

OpenUp est un guide qui décrit comment utiliser le Processus Unifié. Il donne l’ensemble des rôles nécessaires avec les activités que chacun doit réaliser et les livrables qu’il doit fournir. OpenUp est applicable aussi bien pour de tout petits projets comme des grands. OpenUp est disponible ici.

Fonctionnement

Le cycle de vie de la méthode UP se décompose en 4 phases principales au cours desquelles 6 activités d’ingénierie sont mises en oeuvre. Un certain nombre d’itérations est effectué à l’intérieur de chaque phase. Chaque itération met en oeuvre certaines activités.

Les phases

1) Phase de pré-étude (ou inception)

L’objectif de cette phase est de définir le cadre du projet, comprendre le problème et décider du go ou no go du projet. Elle dure environ 1 mois pour un projet d’un an.

Le Glossaire

Un glossaire est un lexique spécialisé. Il donne soit la définition, soit la traduction d’un terme. Il permet d’aider vos lecteurs et vos clients à mieux comprendre votre métier, ou votre domaine d’activité.

https://www.kabane.ca/glossaire-a-quoi-ca-sert
La Vision

La vision permet d’identifier les utilisateurs, les parties prenantes, les objectifs et le mode de suivi et de contrôle des budgets et dépenses du projet).

Descriptif du besoin :

  • Qui est le client ?
  • Quel est son besoin ?
  • Quelle solution apportée pour répondre au besoin ?

Descriptif de la solution :

  • Que propose la solution ?
  • Qui sont les futurs utilisateurs ?
  • Quels sont les impacts ?
  • Qui sont les concurrents ?

Descriptif des parties prenantes :

  • Qui sont les intervenants dans le cadre du projet ?
  • Quelles sont les responsabilités de chaque intervenant ?

Descriptif des cas d’utilisation :

  • Quels sont les différents cas d’utilisations de la solution ?
  • Quels sont les besoins fonctionnels et non fonctionnels ?
  • Quel est le cas d’utilisation qui découle du besoin fonctionnel ?
  • Quelle est la priorité de chaque cas d’utilisation ?
  • Pour chaque cas d’utilisation, quelles sont les fonctionnalités à développer ?
Le Plan projet

Le plan projet permet de déterminer pour chaque phase du Processus Unifié, le nombre d’itérations, les objectifs, la durée et les risques potentiels.

Descriptif des itérations :

  • Quelles sont les différentes itérations envisagées pour chacune des phases du processus unifiée ?
  • Quels sont les objectifs de chaque itération ?
  • Quelle est la durée estimée de chaque itération ?

Planification de la prochaine itération :

  • Quelles sont les tâches de la prochaine itération ?
  • Quelle est la priorité de chaque tâche ?
  • Qui est le responsable de la tâche ?
  • Pour chaque tâche, quels sont les documents de référence ?
  • Pour chaque tâche, quels sont les livrables attendus ?

Descriptif des risques de la prochaine itération :

  • Quels sont les différents risques potentiels de l’itération à venir ?

Le Plan d’itération, le diagramme des cas d’utilisation avec les principaux cas d’utilisation identifiés, le diagramme Acteur-Système pour un cas d’utilisation / Scénarios et enfin l’affectation du travail. Préparer jalon : Objectif; Périmètre; risques

Evaluer le projet : estimer les ressources nécessaires (financières, humaines, matérielles), définition d’un plan (petite planification) et estimation des risques

La diagramme des cas d’utilisation

Représenter les besoins fonctionnels de la solution dans un diagramme des cas d’utilisation UML basé sur l’ensemble des informations identifiées précédemment.

Livrables :

  • une première version du modèle du domaine ou de contexte de l’entreprise
  • la liste des besoins fonctionnels et non-fonctionnels
  • une ébauche des modèles de cas, d’analyse et de conception
  • une esquisse d’une architecture
  • une liste ordonnée de risques et une liste ordonnée de cas
  • les grandes lignes d’une planning pour un projet complet
  • une première évaluation du projet, estimation grossière des coûts
  • un glossaire

2) Phase d’élaboration : analyser le système et développer le plan du projet

Objectif : analyser le domaine du problème et comprendre la solution

Durée : 2 à 4 mois pour un projet d’un an

Tâches de l’activité de capture des besoins :

  • terminer la capture des besoins fonctionnels et en détailler de 40 à 80% en cas d’utilisation (~ quelques dizaines de CU)
  • réaliser les principaux scénarios (~ une centaine de scénarios principaux et quelques centaines de scénarios secondaires)
  • faire un prototype de l’interface utilisateur (éventuellement)
  • planifier le projet en élaborer une offre abordant les questions de calendrier, de personnel et de budget et éliminer ses plus hauts risques

Tâches de l’activité d’analyse :

  • analyse architecturale complète (packages…)
  • raffinement des cas d’utilisation (pour l’architecture, < 10%)

Tâches de l’activité de conception :

  • terminer la conception architecturale
  • réaliser modèle de classes (~ cinquante à cent classes)
  • définir l’architecture du produit
  • effectuer la conception correspondant aux cas sélectionnés

Tâches de l’activité de réalisation :

  • établir et se limiter à un squelette de l’architecture
  • faire en sorte de pouvoir valider les choix

Tâches de l’activité de test :

  • du squelette réalisé (attention, peut être coûteux)

Livrables :

  • Un modèle de l’entreprise ou du domaine complet
  • Une version des modèles : cas, analyse et conception (<10%), déploiement, implémentation (<10%)
  • Une architecture de base exécutable
  • La description de l’architecture (extrait des autres modèles) : document d’architecture logicielle
  • Une liste des risques mise à jour
  • Un projet de planning pour les phases suivantes
  • Un manuel utilisateur préliminaire (optionnel)
  • Évaluation du coût du projet

3) Phase de construction : développement du système

Objectif : réaliser la solution (version béta)

Durée : 6 à 9 mois pour un projet d’un an

Tâches de l’activité de capture des besoins :

  • spécifier l’interface utilisateur

Tâches de l’activité d’analyse :

  • terminer l’analyse de tous les cas d’utilisation, la construction du modèle structurel d’analyse

Tâches de l’activité de conception :

  • l’architecture est fixée et il faut concevoir les sous-systèmes
  • dans l’ordre de priorité (itérations de 1 à 3 mois, max. 9 mois)
  • concevoir les cas d’utilisation puis les classes

Tâches de l’activité de réalisation :

  • réaliser, passer des tests unitaires, intégrer les incréments

Tâches de l’activité de test :

  • toutes les activités de test : plan, conception, évaluation…

Livrables :

  • Un plan du projet pour la phase de transition
  • L’exécutable et son packaging minimal
  • Tous les documents et les modèles du système
  • Une description à jour de l’architecture
  • Un manuel utilisateur suffisamment détaillé pour les tests
  • Réaliser un plan de déploiement

4) Phase de transition : livraison du système aux utilisateurs finaux

Objectif : mise en service de la solution

Durée : 1 mois pour un projet d’un an

Tâches des activités de conception, réalisation et tests :

  • Préparer la version beta à tester : installer la version sur le site, convertir et faire migrer les données
  • Gérer le retour des sites (retour de déploiement) : Le système fait-il ce qui était attendu ? Erreurs découvertes ? Adapter le produit corrigé aux contextes utilisateurs (installation…)
  • Terminer les livrables du projet (modèles, documents…)
  • Déterminer la fin du projet
  • Reporter la correction des erreurs trop importantes (nouvelle version)
  • Organiser une revue de fin de projet (pour apprendre)
  • Planifier le prochain cycle de développement

Livrables :

  • L’exécutable et son programme d’installation
  • Les documents légaux : contrat, licences, garanties, etc.
  • Un jeu complet de documents de développement à jour
  • Les manuels utilisateur (manuel d’utilisation), administrateur (manuel d’installation) et opérateur et le matériel d’enseignement
  • Les références pour le support utilisateur (site Web…)

Sources

C’est quoi l’intelligence artificielle ?

Introduction

L’intelligence artificielle est partout. Dans les applications pour interpréter des radiographies, composer des chansons, piloter des voitures, battre les meilleurs joueurs, contrôler les dépenses publiques de l’Etat, piloter des armes autonomes… L’IA est aussi omniprésente dans le domaine de la reconnaissance : images, actions. Aussi appelé Machine Learning, elle repose sur le Big data et la transition / transformation numérique. L’IA est un outil ! On peut s’en servir aussi bien pour faire n’importe quoi que pour en faire du bien. Cela dépend des personnes qui les utilisent d’où la nécessité de l’utilisation éthique de l’IA (la donnée avec laquelle on entraîne une IA aura une influence sur le comportement de cette IA). Il faut savoir que les chinois se servent de l’IA essentiellement pour la surveillance : par exemple la surveillance totale des citoyens. Les américains se servent de l’IA plutôt à dans objectif de performance, c’est à dire des IA qui font de plus en plus de chose, mais ont de plus en plus peur de l’innovation technologique des chinois. Où est l’Europe dans tout ça ? Nous avons une vision totalement différente. Un gros projet national est en cours de développement : le projet 3IA. Nous cherchons à jouer la valeur éthique. Peut-on faire émerger une Silicon Valley en Europe ? Il faut un ensemble d’éléments pour en faire une, cela inclus déjà le fait de garder nos talents (théorie du signal).

La cybernétique est l’ancien nom de l’IA. Avec l’IA, on supprime tout l’aspect mécanique, technologique… Nous avons réalisé le monde qui a été inventé dans la science fiction il y a quelques années. Par exemple les derniers produits de Google ressemblent à certains éléments du film Star Trek. Comment les politiciens peuvent gagner ce combat ?

Quelles conditions d’une IA pour des systèmes critiques ?

  • Explicabilité : connaitre les raisons d’une décision en des termes appréhendés par un humain. Pourquoi l’IA a-t-elle réagit de cette façon ? Cela implique la génération et la compréhension d’un langage lors d’un dialogue avec la machine.
  • Validité : prouver que le système fait ce qu’on attend de lui et uniquement cela. Ni plus, ni moins. Cela permet de vérifier la non régression des systèmes surtout dans le cas d’un apprentissage automatique.
  • Responsabilité : mettre en place un cadre éthique et légal auquel l’IA devra être conforme. Il est intéressant de s’y intéresser dès la conception : responsability & ethics by design.

Les machines sont-elles en train de prendre le pouvoir ?

On imagine très bien un avenir comme le film Matrix. Dans l’industrie, on en est encore un peu loin aujourd’hui. Début de la créativité artificielle, mais pas pour tout de suite. Pour éviter cela, ce ne sont pas les sachant qui doivent imposer aux utilisateurs mais l’inverse ! Cela passe par une analyse des besoins des futurs utilisateurs ; il faut être à l’écoute pour adapter ce qu’on doit développer en fonction.

L’IA n’est pas quelque chose d’horrible. L’humain est intelligent. On ne fait que déléguer les tâches répétitives à une IA pour ne pas ennuyer l’homme. La technologie ne peut pas répondre à tous les problèmes ! Le risque c’est le moment où la technologie deviendra plus pertinente que l’humain. Ce sont les experts qui transfèrent leurs savoirs aux IA. Par contre les IA n’ont pas les soft-skills mais attention à l’IA émotionnel. L’être humain perd alors l’expertise.

Un exemple de prise de pouvoir des machines avec Facebook où à partir de l’IA, ils peuvent prévoir ce que vous allez faire (pour qui vous allez voter par exemple). C’est de l’analyse prédictive sur les données de l’utilisateur. Un contre-exemple de prise de pouvoir des machines avec la RGPD qui est une bonne initiative car elle permet de réguler l’utilisation des données.

Il existe actuellement une grosse tension sur l’utilisation des données ; est-ce qu’on maîtrise vraiment nos données personnelles ?

Sources

  • David Sadek (Thales)

Comment transformer un diagramme de classe en modèle relationnel ?

Pour transformer un diagramme de classe en modèle relationnel, vous devez suivre 3 règles.

Règle 1: présence de la cardinalité (?..1) d’un côté de l’association

  • Chaque classe se transforme en une table
  • Chaque attribut de classe se transforme en un champs de table
  • L’identifiant de la classe qui est associée à la cardinalité (?..1) (ex: Livre) devient le clé étrangère de l’autre classe (ex: Exemplaire)

Règle 2: présence de (?..N) des deux côtés de l’association

  • Chaque classe se transforme en une table
  • Chaque attribut de classe se transforme en un champs de table
  • L’association se transforme en une table. Cette table a comme champs l’identifiant de chacune des deux classes, plus d’éventuels autres attributs.

Règle 3: présence d’une généralisation

Méthode 1 : 

  • Créer une table avec tous les attributs des classes
  • Ajouter un attribut pour distinguer les types des objets

Méthode 2 :

  • Créer une table pour chaque sous type, chaque table se compose des attributs génériques et d’attributs spécifiques

Méthode 3 :

  • Créer une table par classe et des associations 

Exemples : 

  • On a rajouté un identifiant unique dans chaque table
  • Les relations N / N, produisent une nouvelle table dont la clé primaire est la valeur des clés des tables qu’elle relie 

C’est quoi UML ?

1. Le diagramme de cas d’utilisation (DCU)

  • Spécifications des besoins utilisateurs 
  • Description de l’activité du système vue par les utilisateurs
  • Interaction utilisateurs – systèmes 
  • Fonctionnalités nécessaires aux utilisateurs 
  • 4 éléments importants :
    • Système : futur système informatique 
    • Acteur : utilisateur externe (individu ou autre système)
    • Cas : fonction assurée par le système 
    • Relation : acteur-cas ou inter-cas
      • inclusion : vers des cases qui sont des nécessités préalables (décomposition)
      • extension : vers des cases qui sont des options
  • Ne pas oublier le use case « gestion des données » sur le DCU (l’acteur est en général un administratif). Il rassemblera tous les traitements CRUD qui seront réalisés par les informaticiens afin de prévoir l’ajout, la mise à jour, la suppression des différentes entités du système. 

2. Les diagrammes séquences système (DSS)

  • Illustration d’un cas d’utilisation
  • Elaboration du dialogue homme-machine ou machine machine 
  • Echange d’informations : évènements, questions, réponses, paramètres 
  • Possibilité de mise en oeuvre avec un générateur d’interfaces 
  • Il faut créer et commencer à remplir le dictionnaire de données !
  • Accompagner un DSS d’une interface, pour simplifier les messages échangés sur le diagramme !
  • Ne pas oublier les scénarios alternatifs sur les DSS s’ils existent (on est dispensé des scénarios d’erreur)
  • Rester simple et cohérent sur les interfaces au niveau de la structure (il faut qu’elles soient harmonisées)

3. Le diagramme de classes (DCL)

  • Représentation de la structure statique du système : objets, classes et relations
  • Un objet = description d’une entité du monde réel : valeur + comportement 
    • Instance d’une classe !
  • Une classe = regroupe les objets de même type = une structure + des opérations 
  • Relations d’association : 
    • Lien sémantique entre classes d’objets 
    • Bidirectionnel (indépendant du mode d’implantation)
  • Cardinalités : 0…1, 1…1, x….y, 0…*, 1…*
  • Agrégation / Composition : suppression voiture implique suppression du moteur associé 
  • Disjoint / Non disjoint
Etre-vivants avec les êtres-humains et les animaux
=> Il n’y a pas d’être-humain-animal
Non disjoint : Personnes avec les enseignants et les étudiants
=> Il peut y avoir des enseignants qui sont étudiants

4. Les diagrammes d’état-transition (DET)

5. Les diagrammes de séquence étendu (DSE)

Dans les DSE, ne pas oublier de représenter l’interface (quand il s’agit d’un traitement avec interaction user)

6. Dictionnaires de données

NOMLIBELLETYPER & C
BudgetLe budget d’un projet (en €)Réel>0
DateFinDate de fin d’un projetDate>=DateDébut
EprojetsChercheurL’écran qui permet d’afficher les projets d’un chercheurStructureNom, matricule, prénom tél, noProjet, Intitulé, budget, Dates de début et de fin
ListeLibreLa liste des chercheurs non occupés à la date du jourStructure 
PrénomPrénom du personnel de laboTexte 
RôleRôle d’un chercheur dans un projetEnumération(Analyste, Architecte, Concepteur, Programmeur)

7. Vérification

En réalisant vos modèles UML, de nouvelles idées peuvent vous venir en tête. Dans ce cas, pensez à vérifier tous vos précédents modèles pour vous assurer qu’ils sont cohérents.

C’est quoi RMI ?

Présentation

RMI (Remote Methode Invocation) permet l’appel, l’exécution et le renvoi du résultat d’une méthode exécutée dans une machine virtuelle différente de celle de l’objet l’appelant. Cette machine virtuelle peut être sur une machine différente pourvu qu’elle soit accessible par le réseau. La machine sur laquelle s’exécute la méthode distante est appelée serveur. RMI permet donc d’appeler des méthodes distantes sur des objets distants contenus dans un serveur. Le prérequis à l’utilisation de RMI est que le langage JAVA est obligatoire aussi bien du côté serveur que du côté client.

L’appel côté client d’une telle méthode est un peu plus compliqué que l’appel d’une méthode d’un objet local mais il reste simple. Il consiste à obtenir une référence sur l’objet distant puis à simplement appeler la méthode à partir de cette référence.

La technologie RMI se charge de rendre transparente la localisation de l’objet distant, son appel et le renvoi du résultat.En fait, elle utilise deux classes particulières, le stub et le skeleton, qui doivent être générées avec l’outil rmic fourni avec le JDK. Le stub est une classe qui se situe côté client et le skeleton est son homologue côté serveur. Ces deux classes se chargent d’assurer tous les mécanismes d’appel, de communication, d’exécution, de renvoi et de réception du résultat.

Mise en place

Le développement coté serveur se compose de :

  • La définition d’une interface qui contient les méthodes qui peuvent être appelées à distance
  • L’écriture d’une classe qui implémente cette interface
  • L’écriture d’une classe qui instanciera l’objet et l’enregistrera en lui affectant un nom dans le registre de noms RMI (RMI Registry)

Le développement côté client se compose de :

  • L’obtention d’une référence sur l’objet distant à partir de son nom
  • L’appel à la méthode à partir de cette référence
  • Enfin, il faut générer les classes stub et skeleton en exécutant le programme rmic avec le fichier source de l’objet distant.

Avantages

Simple (les aspects réseau sont transparents), nécessite uniquement le développement d’une couche métier, permet une architecture n-tiers

Inconvénients

Technologie supportée uniquement par Java aussi bien du côté client que serveur, Lenteur relative de cette technologie due notamment à la sérialisation des paramètres

Sérialisation / Désérialisation 

Pour l’échange de données, RMI utilise le procédé de sérialisation / désérialisation ! La sérialisation d’un objet permet d’envoyer dans un flux les informations sur la classe et l’état d’un objet pour permettre de le récréer ultérieurement. Ces informations permettent de restaurer l’état de l’objet même dans une classe différente qui dans ce cas doit être compatible. Elle permet donc de transformer l’état d’un objet pour permettre sa persistance en dehors de la JVM ou de l’échanger en utilisant le réseau.

Foire aux questions

Que représentent les références en RMI ? Ce sont des identificateurs permettant l’accès physique à une entité.

Différences entre serveur itératif et concurrent ? Un serveur itératif traite les appels un par un alors qu’un serveur concurrent fait appel à un pool de threads pour traiter les demandes des clients.

A quoi sert la méthode rebind de la classe java.rmi.Naming ? Donnez un exemple de son utilisation. Elle sert à remplacer l’objet serveur dans le registre de noms RMI (associer un autre objet au nom déjà enregistré auparavant avec la méthode bind()). La méthode rebind (ou bind) permet d’enregistrer sur le serveur un objet squelette ainsi qu’une référence vers l’objet serveur, pour un port donné choisi par le service de nom (classe Naming de la JVM).

Pour les applications suivantes, indiquez si RMI ou les Sockets sont adaptés pour les mettre en œuvre en justifiant vos décisions

  • Vidéo à la demande (type ITunes) : Sockets car pas de traitement côté serveur et RMI n’est pas adapté pour l’envoi de beaucoup de données
  • Récupération d’informations boursières : RMI car traitement côté serveur et peu de données envoyées 
  • Gestion des stocks d’une entreprise : RMI car traitement côté serveur et peu de données envoyées
  • Récupération d’informations météo : Sockets car pas de traitement côté serveur 
  • Diffusion instantanée de message : RMI car principe de notifications et transfert de messages 

A quoi sert la classe RemoteException ? Donnez un exemple d’utilisation. Elle permet de traiter les erreurs d’invocation d’une méthode à distance. Exemple : public String getInformation() throws RemoteException;

A quoi sert le rmiregistry ? Le rmiregistry permet de publier la référence vers un objet serveur RMI que va récupérer le client afin d’avoir accès aux méthodes distantes.

A quoi servent les références distances (aussi appelées souches clientes) ? Elles servent à appeler des méthodes distantes ?

A quoi sert le programme rmic ? C’est le compilateur RMI, qui se charge de générer automatiquement les classes stub et skeleleton à partir de la définition des classes serveur.

A quoi sert IDL ? IDL permet de faire communiquer des modules implémentés dans des langages différents, ou déployés à travers un réseau sur des systèmes hétérogènes (Windows, Linux, Mac OS X, VMS, etc.) dans la perspective d’architecture distribuée. (En clair, IDL = RMI, mais pas réservé au Java).

Qu’est ce que le binding ? C’est une liaison, une association entre la désignation d’une entité et la référence à sa localisation physique. Il permet d’assurer une mise en relation dynamique entre client et serveur (UDDI, RMI Registry…). Service de noms (~ pages blanches). Annuaires (~ pages jaunes).

Objectifs d’un stub dans un appel de procédure à distance ? Le stub est une classe qui se situe côté client et le skeleton est son homologue coté serveur. Ces deux classes assurent la transmission réseau : les mécanismes d’appel, de communication, d’exécution, de renvoi et de réception du résultat.

Quelles sont les différences entre synchrone et asynchrone ? Asyncrhone : A peut faire quelque chose après un envoi et n’attends donc aucun retour de B. Syncrhone : A ne peut rien faire après l’envoi à B car il attends son retour.

C’est quoi JEE ?

Introduction

Jakarta EE (anciennement Java 2 Platform, Enterprise Edition, ou J2EE, puis Java Platform, Enterprise Edition ou Java EE) est une spécification pour la plateforme Java permettant de passer du 3 tiers au multitiers. C’est un framework (cadre de travail qui aide le développeur a développer son application ) pour développer des applications d’entreprise en se concentrant sur les logiques métiers. Ces applications d’entreprise seront déployées et exécutées par un serveur d’applications, dont Glassfish est l’implémentation de référence. JEE propose des interfaces à implémenter par les constructeurs de serveur d’application pour assurer l’ensemble des préoccupation transversales et la plomberie (tout ce qui n’est pas métiers, donc). La gestion du cycle de vie des objets est géré par JEE, il ne faut donc pas instancier les composants soit même.

Afin de répondre aux problématiques des applications d’entreprise, il faut décomposer le problème en responsabilité :

  • Core concerns (préoccupations métiers) : logique métier = Ce pourquoi on doit faire un programme
  • Cross-cutting concerns (préoccupations transversales) : sécurité… Les opérations nécessaires secondaire pour permettre à l’application de s’exécuter correctement et efficacement.
  • Plumbing (préoccupations réseaux) : gestion protocole, connexion… 
Exemple de responsabilités

Les composants métiers – Enterprise Java Beans (EJB)

Un composant est un module logiciel autonome pouvant être installé sur plusieurs plateformes. Attention à ne pas confondre un composant avec un objet JAVA. Les EJB définissent l’architecture de composants logiciels côté serveur pour la plateforme de développement JEE. Ainsi, on ne touche plus à la base de données directement (plus besoin de SQL). Il faudra utiliser une API qui va déléguer les requêtes à la base de données à un serveur d’entreprise. Pour mettre en place des EJB, il faut utiliser EJB Entity et EntityManager qui proposent des méthodes pour interagir avec la base de données comme persist, merge, remove, find, refresh, flush…

Il existe trois types d’EJB :

  1. Les EJB Session qui fournissent un service aux clients. Ils représentent les points d’entrée de la couche métier et sont accessibles via le réseau (en passant par le protocole RMI) ou localement dans la JVM du client. Il existe deux types d’EJB sessions : les Bean Statefull (code métier + données de session) et les Bean Stateless (code métier uniquement, pas de données de session)
  2. Les EJB Entity qui représentent les données qui proviennent ou qui alimentent la base de données. Ils ne sont généralement pas accessibles directement au client. Ce dernier doit, traditionnellement, passer par un EJB session pour récupérer des EJB entités.
  3. Les EJB MessageDriven représentent une file de messages postés par le client et traités par le serveur (ou vice-versa). Nous ne les étudierons pas dans ce TP.

Les couches d’une application JEE

La couche entities

Elle contiendra l’ensemble de nos EJB Entity, représentant notre modèle de données persistant.

La couche repositories

Elle contiendra l’ensemble de nos EJB Facade d’entités, responsables de la manipulation du modèle de données persistant.

La couche business

Elle contiendra nos EJB Session métiers, responsables des traitements métiers de notre application (EJB qui manipulent les EJB Facade).

La couche services

Elle contiendra nos EJB Session exposant nos services métiers selon le rôle des utilisateurs (EJB qui manipulent nos EJB Session métiers).

Exemple de

Exemple de mise en place

Création de l’interface métier

Voici quelques détails concernant l’accessibilité d’un EJB :

REMOTELOCAL
Le client et le container d’EJB utilisent une JVM différente. Ainsi, l’appel de l’EJB dans le serveur d’application sera différent car le fichier EAR sera différent. Les appels aux EJB seront donc plus coûteux. Les EJB seront accessibles via le protocole RMI, pas par référence (car JVM différente justement !). Un exemple d’application est le client lourd.Le client et le container d’EJB utilisent la même JVM. Les appels des EJB sont effectués dans le même serveur d’application puisque c’est le même fichier EAR. De plus, les variables sont passées par référence puisque la JVM est la même. Les appels sont moins coûteux car il n’y a pas sérialisation des retours. Un exemple d’application est le site web.
import javax.ejb.Remote;

@Remote
public interface ToUpper {
   String toUpper(String data);
}
Implémentation

Voici quelques détails supplémentaires concernant les types d’EJB Session :

Statefull Stateless
Contient du code métier est des données de session. Possèdent un état qui reflète l’état de la discussion avec un client particulier. Il existe dans le serveur d’application autant d’instances que de clients connectés au serveur. Les instances d’un EJB Session Stateful sont donc spécifiques à un client. Ces EJB sont souvent utilisés pour représenter un utilisateur connecté.Contient uniquement du code métier, il n’y a pas de données de session et donc pas d’état. Il existe sur le serveur d’application une ou plusieurs instances de ces EJB qui sont utilisées par tous les clients de manière simultanée. Il n’existe pas de liens entre les instances côté serveur et les clients. Ces EJB sont souvent utilisés comme guichet unique d’une couche métier.
import javax.ejb.Stateless;
import monpkg.services.ToUpper;

@Stateless(name = "toUpper", description = "Un premier essai")
public class ToUpperImpl implements ToUpper {

   public String toUpper(String qui) {
      return qui.toUpperCase();
   }
}

Les principales interfaces JEE

  • JDBC : API de connection à des SGBDR, indépendante des SGBD
  • JPA : API de gestion de la persistence de données relationnelles
  • RMI : API de programmation haut niveau générique pour l’informatique distribuée ; permet la communication entre objets Java distants
  • Java IDL : API de communication entre objets Java et objets non-Java distant via le protocole CORBA
  • JTA : API de gestion des transactions
  • JNDI : API générique de connexion à des annuaires, pour rechercher des objets ou des données distants
  • JMS : API de communication asynchrone par message
  • EJB : Modèle de composant pour forger des unités de logique métier, dont les cross-cuting concerns seront assurés automatiquement (transaction, cache/pooling, cycle de vie…)

Les principales interfaces JEE Web

  • Servlets : Composant générique pour permettre d’étendre la fonctionnalité de n’importe quel serveur qui utilise un protocole C/S. Utilisées principalement par des serveurs web (concurrent de l’ASP ou des scripts CGI). Le « C » du pattern MVC
  • JSP (JavaServer Pages) : Framework Web, le « php » du Java ; permet de mélanger HTML et Java
  • JSF (JavaServer Faces) : Framework Web MVC pour séparer distinctement code HTML et code Java
  • JAX-RPC / JAX-WS : API de Web Service (SOA) ; communication synchrone par XML par exemple à l’aide du protocole SOAP
  • JAX-RS : API de Services REST ; communication synchrone orientée ressource

Sources

C’est quoi le langage C ?

Création de fichiers

Tout d’abord, vous devez déclarer les fonctions avant leurs définitions (prototypes) ainsi que les variables globales (extern) dans un fichier header (extension .h).

int func0(int, int);
extern int a; 

Enfin, dans un fichier source (extension .c) vous pouvez définir les fonctions que vous avez déclaré dans le fichier header.

int main() {
 a = 5 ;
}
int func0(int a, int b) {
 …
}

Types de variables

Entiers : char, short int, int, long int, variantes unsigned
Rationnels : float, double
Pointeurs
Type composes à partir des types de base

Flux d’entrée sortie

scanf( » %d », &i); // lecture
printf(« %d %x %c\n », i, i, i); // affichage
Entiers: %d et %i (décimal), %x (hexadécimal), %c (caractère)
Variantes : %ld (entier long), %u et %lu (non signés)
Rationnels : %f (float), %lf (double)
Chaines de caractères : %s

Manipulation de tableau

Ecriture d’un tableau

for(int i=0; i<n; i++) {
 scanf("%d", &t[i]);
}

Lecture d’un tableau

for(int i=0; i<n; i++) { 
 printf("%d", t[i]); 
}
while(s[i] != '\0') { 
 i++; 
}

Compilation avec Makefile

gcc -o programme -Wall -Werror -g hello_world.c

Options utiles :
-o nom : nom du fichier exécutable
-Wall : afficher plus d’avertissements
-Werror : considérer les avertissements comme des erreurs
-g : inclure les infos de débogages

Déboguage avec GDB

gdb ./c_exe pour entrer dans l’environnement
run qui peut être suivie d’arguments pour exécuter